🇬🇷

remettre — παραδίδωμι — paradidōmi

Langue — NOYAU
Grec
Portion biblique
10. Jésus : les Évangiles
Versets clés (liste)

Mt 4,12 ; Mt 10,17 ; Mt 26,15

Strong (H####/G####) — NOYAU

G3860

Sens (principal)

livrer ; remettre

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

La Bible connaît le motif du juste livré : des serviteurs sont livrés aux puissants, parfois par trahison, et Dieu accomplit néanmoins son dessein. Joseph est livré par ses frères, puis Dieu transforme le mal en bien; des psaumes décrivent le juste livré à ses adversaires. Luc 22 inscrit Jésus dans ce registre : livré par un proche, remis aux autorités, et pourtant tout s’accomplit. La pensée sémitique comprend ainsi la livraison comme épreuve permise, où la fidélité du serviteur révèle la justice de Dieu. Le “livrer” n’annule pas la culpabilité des agents; il révèle que Dieu tient l’histoire même dans la nuit. Le Messie, en étant livré, accomplit les Écritures et ouvre la délivrance promise.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

παραδίδωμι signifie remettre, livrer, transmettre, souvent avec l’idée de donner quelqu’un aux mains d’un autre. Dans Luc 22, le verbe est central : Jésus est livré (par Judas, par les autorités), et cette livraison s’inscrit dans l’accomplissement. Exégétiquement, παραδίδωμι tient ensemble deux plans : la responsabilité humaine (trahison, arrestation) et le dessein divin (Écritures accomplies). Le verbe décrit un transfert de pouvoir : Jésus passe sous la garde de ses ennemis, non parce qu’il est impuissant, mais parce que l’heure de la passion arrive. La logique lucanienne souligne aussi la dimension volontaire : Jésus se laisse livrer, et il refuse la violence, montrant que la “livraison” n’est pas un échec accidentel, mais le chemin de la croix. Ainsi, παραδίδωμι est un pivot narratif : c’est le mouvement qui conduit de la table à l’arrestation, puis au procès.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Le verbe “livrer” peut être entendu comme simple arrestation. Luc 22 en fait un fil rouge : il relie la trahison, l’arrestation et l’accomplissement. Clarification : Jésus n’est pas “pris au dépourvu”; il annonce et interprète sa livraison. En prédication exégétique, παραδίδωμι aide à tenir ensemble : responsabilité des acteurs (Judas, autorités) et souveraineté de Dieu (Écritures). Le mot sert donc à lire la passion sans fatalisme et sans naïveté : le mal agit réellement, mais le dessein de Dieu s’accomplit par la croix.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Mt 4,12, le verbe évoque une remise aux autorités (arrestation), marquant un tournant dans le récit.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre juridique et relationnel : remettre/livrer = confier quelqu’un ou quelque chose à une autorité ou à un autre, souvent dans un cadre de jugement, trahison, ou transfert de responsabilité. Dans Matthieu, ce verbe intervient fréquemment dans la passion (livrer Jésus) et décrit un passage de mains qui a des conséquences concrètes.

Notes prédicateur (optionnel)

Pédagogie : montrer comment Matthieu relie l’opposition (Jean livré) et la progression du Royaume : Dieu n’est pas surpris; il avance malgré la résistance (Mt 4,12–17).

Synonymes / proches (FR)

remettre, livrer, transmettre (selon contexte)

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : remettre au sens neutre (confier/ transmettre) ; Option B : livrer au sens hostile (trahir / livrer à la justice). Le co-texte (arrestation, autorités, condamnation, « aux mains de… ») indique si le geste est un acte de trahison ou un transfert ordonné. Ne pas simplifier : préciser qui remet qui à qui, et dans quel but (juger, punir, protéger, accomplir).

Pièges lexicaux

Ne pas lire “livré” comme “Dieu a abandonné” : le verbe indique une remise aux autorités (arrestation). Ne pas importer automatiquement le sens “trahir” (plus fréquent ailleurs) : ici c’est un fait narratif qui marque un tournant (Mt 4,12).

À ne pas confondre avec…

προδίδωμι — trahir (plus explicite) ; παραδίδωμι peut être neutre (« remettre ») ou hostile (« livrer ») selon contexte.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mt 26,47–56 / Mt 26,57–68 — “livrer/remettre” (G3860) : le verbe décrit l’acte concret de remettre Jésus aux autorités, menant à l’arrestation et au procès. L’indice est la chaîne d’actions : Judas → soldats → sanhédrin. - Mt 20,17–28 — Option A (trahison humaine seulement) / Option B (accomplissement du plan annoncé) : le co-texte des annonces de la passion fait pencher vers B : Jésus annonce qu’il sera livré, montrant une souveraineté même au cœur de la trahison.

Champs sémantiques
JusticeAlliance
Sens (principal)

livrer ; remettre

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

παραδίδωμι signifie remettre, livrer, transmettre, souvent avec l’idée de donner quelqu’un aux mains d’un autre. Dans Luc 22, le verbe est central : Jésus est livré (par Judas, par les autorités), et cette livraison s’inscrit dans l’accomplissement. Exégétiquement, παραδίδωμι tient ensemble deux plans : la responsabilité humaine (trahison, arrestation) et le dessein divin (Écritures accomplies). Le verbe décrit un transfert de pouvoir : Jésus passe sous la garde de ses ennemis, non parce qu’il est impuissant, mais parce que l’heure de la passion arrive. La logique lucanienne souligne aussi la dimension volontaire : Jésus se laisse livrer, et il refuse la violence, montrant que la “livraison” n’est pas un échec accidentel, mais le chemin de la croix. Ainsi, παραδίδωμι est un pivot narratif : c’est le mouvement qui conduit de la table à l’arrestation, puis au procès.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

La Bible connaît le motif du juste livré : des serviteurs sont livrés aux puissants, parfois par trahison, et Dieu accomplit néanmoins son dessein. Joseph est livré par ses frères, puis Dieu transforme le mal en bien; des psaumes décrivent le juste livré à ses adversaires. Luc 22 inscrit Jésus dans ce registre : livré par un proche, remis aux autorités, et pourtant tout s’accomplit. La pensée sémitique comprend ainsi la livraison comme épreuve permise, où la fidélité du serviteur révèle la justice de Dieu. Le “livrer” n’annule pas la culpabilité des agents; il révèle que Dieu tient l’histoire même dans la nuit. Le Messie, en étant livré, accomplit les Écritures et ouvre la délivrance promise.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Le verbe “livrer” peut être entendu comme simple arrestation. Luc 22 en fait un fil rouge : il relie la trahison, l’arrestation et l’accomplissement. Clarification : Jésus n’est pas “pris au dépourvu”; il annonce et interprète sa livraison. En prédication exégétique, παραδίδωμι aide à tenir ensemble : responsabilité des acteurs (Judas, autorités) et souveraineté de Dieu (Écritures). Le mot sert donc à lire la passion sans fatalisme et sans naïveté : le mal agit réellement, mais le dessein de Dieu s’accomplit par la croix.

Courte description — (aide remplissage)

Jean est “livré” : Jésus se retire et commence à prêcher. (Mt 4,12)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Mt 4,12, le verbe évoque une remise aux autorités (arrestation), marquant un tournant dans le récit.

Pièges lexicaux

Ne pas lire “livré” comme “Dieu a abandonné” : le verbe indique une remise aux autorités (arrestation). Ne pas importer automatiquement le sens “trahir” (plus fréquent ailleurs) : ici c’est un fait narratif qui marque un tournant (Mt 4,12).

Usage biblique (mini)

Verbe fréquent : remettre/livrer à des autorités; peut aussi désigner la trahison (ex. Judas) selon le contexte. Dans Matthieu, marque souvent des tournants vers la souffrance.

Antonymes / contrastes (FR)

libérer, retenir, protéger

Synonymes / proches (FR)

remettre, livrer, transmettre (selon contexte)

À ne pas confondre avec…

προδίδωμι — trahir (plus explicite) ; παραδίδωμι peut être neutre (« remettre ») ou hostile (« livrer ») selon contexte.

Testament
Nouveau Testament
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Verbe
Code ACHL
Prononciation — (aide remplissage)

pa-ra-di-do-mi

Translit. — NOYAU

paradidōmi

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : remettre au sens neutre (confier/ transmettre) ; Option B : livrer au sens hostile (trahir / livrer à la justice). Le co-texte (arrestation, autorités, condamnation, « aux mains de… ») indique si le geste est un acte de trahison ou un transfert ordonné. Ne pas simplifier : préciser qui remet qui à qui, et dans quel but (juger, punir, protéger, accomplir).

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mt 26,47–56 / Mt 26,57–68 — “livrer/remettre” (G3860) : le verbe décrit l’acte concret de remettre Jésus aux autorités, menant à l’arrestation et au procès. L’indice est la chaîne d’actions : Judas → soldats → sanhédrin. - Mt 20,17–28 — Option A (trahison humaine seulement) / Option B (accomplissement du plan annoncé) : le co-texte des annonces de la passion fait pencher vers B : Jésus annonce qu’il sera livré, montrant une souveraineté même au cœur de la trahison.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre juridique et relationnel : remettre/livrer = confier quelqu’un ou quelque chose à une autorité ou à un autre, souvent dans un cadre de jugement, trahison, ou transfert de responsabilité. Dans Matthieu, ce verbe intervient fréquemment dans la passion (livrer Jésus) et décrit un passage de mains qui a des conséquences concrètes.