À Jérusalem, des Juifs pieux de toutes les nations entendent les disciples parler chacun dans sa propre langue. La foule est stupéfaite : des Galiléens parlent des « merveilles de Dieu » dans de multiples idiomes. Certains s’émerveillent et demandent ce que cela signifie; d’autres se moquent en disant qu’ils sont pleins de vin doux. La scène prépare le discours de Pierre.
- Cadre : Jérusalem, présence de Juifs pieux « de toutes les nations ». - Ils entendent un bruit et se rassemblent. - Chacun entend les disciples parler « dans sa propre langue ». - Surprise : les locuteurs sont identifiés comme Galiléens. - Liste des origines (peuples/régions) souligne l’ampleur. - Contenu : ils entendent « les merveilles de Dieu ». - Réactions partagées : stupéfaction + question (« que veut dire ceci ? ») vs moquerie. - Moquerie formulée : « ils sont pleins de vin doux ».
Montrer l’universalité de la mission dès le début : l’Esprit rend le témoignage compréhensible par les peuples, malgré l’incrédulité de certains.
Pourquoi insister sur le fait qu’ils sont Galiléens ? → Le texte souligne l’incongruité : des personnes identifiées comme Galiléens parlent pourtant des langues comprises par des peuples divers. Que signifient « les merveilles de Dieu » ? → Le contenu est présenté comme un témoignage sur les actions de Dieu, pas comme un discours centré sur soi. Pourquoi la moquerie sur le vin ? → Elle illustre une interprétation hostile/banalisante de l’événement, que le discours de Pierre va contredire.
Situation : foule internationale rassemblée à Jérusalem pour la fête. Problème : comment comprendre un phénomène spirituel inédit (langues) ? Le texte met en scène deux réponses : la recherche (question) ou le rejet (moquerie), ce qui appelle une interprétation centrée sur l’œuvre de Dieu (qui vient dans le discours de Pierre).
Le Messie rassemble les nations : l’Esprit donné par Jésus rend possible une annonce audible pour tous les peuples.
Es 49,6; Za 2,15; 1 Co 14,21–22; Ap 7,9; Ac 10,44–46
- La foule est « stupéfaite » / en étonnement (réaction décrite). - Certains « s’émerveillent » (réaction positive). - Certains « se moquent » (réaction négative).
Juste avant, Ac 2,1–4 a décrit la venue de l’Esprit et le fait que les disciples parlent en d’autres langues. Ce passage (Ac 2,5–13) montre l’auditoire international à Jérusalem et sa réaction. Juste après, Pierre prend la parole, réfute l’accusation d’ivresse et explique l’événement à partir des Écritures et de Jésus (Ac 2,14s).
- Répétition : entendre / langue (thème central). - Contraste : tous entendent vs certains se moquent. - Rythme : étonnement → questions → hypothèses. - Insistance sur l’identité (Galiléens) vs diversité des nations. - Expression récurrente : « comment les entendons-nous ? » (étonnement).
Nations : diversité des peuples rassemblés. Langue : idiome concret compris par chacun. Merveilles : actions de Dieu proclamées. Stupéfaction : réaction de surprise du public. Moquerie : rejet cynique de l’événement. Question : ouverture à l’explication (« que signifie ? »).
Réduire le passage à une simple curiosité linguistique : le contenu est « les merveilles de Dieu ». Lire la moquerie comme conclusion : le texte la présente comme une réaction partielle qui sera réfutée. Oublier l’enjeu missionnaire : la diversité des nations et des langues anticipe l’expansion du témoignage au sujet du Messie.
Tension : Dieu parle aux nations vs incompréhension/hostilité d’une partie de la foule. Visée : manifester que l’Esprit ouvre le témoignage du Messie ressuscité au-delà d’un seul peuple, et mettre le public devant une décision : chercher le sens ou se moquer.
Présence des nations à Jérusalem → rassemblement provoqué par l’événement → constat : chacun entend sa langue → étonnement (incongruité : Galiléens) → amplification par la liste des peuples → identification du contenu (merveilles de Dieu) → double réaction : questionnement sincère / moquerie → préparation du discours explicatif (Pierre).
Jérusalem
Ac 2,5–13