Entendre (écouter) : percevoir et/ou recevoir une parole; le contexte précise si c’est une écoute obéissante.
ἀκούω (“entendre”) va au-delà de la simple perception sonore : il décrit l’entrée d’une parole dans l’oreille et, souvent, dans l’attention. Le grec peut employer ἀκούω pour “entendre un bruit”, mais aussi pour “écouter”, c’est-à-dire prêter attention à un contenu. La logique du verbe est relationnelle : on entend quelqu’un, donc une voix, un ordre, une annonce. C’est pourquoi ἀκούω est central dans les récits de proclamation : une parole est dite, puis entendue. Pour enrichir la compréhension, il faut distinguer entendre et comprendre : on peut entendre sans saisir; on peut entendre et accueillir; on peut entendre et résister. Le verbe se place donc au point de passage entre information et réponse. Linguistiquement, ἀκούω n’est pas un simple état : il introduit une dynamique (réception → discernement → réaction). Cela protège d’une lecture “plate” où l’écoute serait automatique. Le mot enrichit la lecture du texte grec en montrant que la foi biblique se déploie par la parole entendue : ce qui est proclamé doit être reçu. Comprendre ἀκούω, c’est donc apprendre à repérer la qualité de l’écoute : attentive ou superficielle, humble ou fermée, et à voir comment le texte décrit ces différences par un verbe simple mais dense.
L’arrière-plan est שָׁמַע (shama‘) : “écouter” signifie souvent “entendre et répondre”. Le Shema (“Écoute, Israël…”) montre que l’écoute est le cœur de l’alliance : Dieu parle, et le peuple est appelé à recevoir sa parole comme autorité. La pensée hébraïque unit donc oreille et obéissance : écouter, c’est se laisser instruire, corriger, conduire. Les prophètes dénoncent une écoute défaillante : des oreilles existent, mais le cœur ne reçoit pas. Ce repère éclaire ἀκούω : l’acte d’entendre n’est pas neutre; il engage le cœur. Entendre la parole de Dieu met l’homme devant une décision : recevoir ou rejeter. Un autre repère est la sagesse : écouter, c’est apprendre à discerner la voix vraie au milieu des autres voix. Ainsi, le vocabulaire biblique de l’écoute n’est pas seulement psychologique; il est relationnel et moral. Comprendre ἀκούω à la lumière de shama‘ enrichit la compréhension du mot : l’écoute est un lieu de fidélité. Dieu se fait connaître par sa parole, et l’homme se définit en grande partie par la manière dont il écoute : avec confiance, avec crainte de Dieu, ou avec dureté.
Nous distinguons souvent “entendre” (passif) et “écouter” (actif). ἀκούω couvre ce spectre et invite à ne pas réduire l’écoute à la biologie de l’oreille. Le contresens moderne est de croire que “j’ai entendu” équivaut à “j’ai reçu”. Le grec biblique montre qu’on peut entendre sans accueillir. La clarification utile : ἀκούω place le lecteur devant la relation à une parole. Qui parle ? quel contenu ? quelle réponse est attendue ? Pour un prédicateur, cela enrichit la compréhension du sens profond : la foi biblique se construit par l’écoute (parole annoncée → parole entendue → foi ou résistance). Un autre contresens est de moraliser immédiatement (“écoute mieux !”) sans voir la dynamique du texte. Le mot, d’abord, décrit la réception d’une parole qui appelle une réponse. Comprendre ἀκούω aide aussi à repérer les tournants narratifs : entendre peut introduire une prise de conscience, une opposition, une décision. Ainsi, ce verbe simple devient un outil de lecture : il montre comment la parole traverse l’espace public, entre dans l’homme, puis produit un effet. Le mot enrichit donc la lecture en articulant communication, discernement et responsabilité.
Verbe central : entendre une voix/parole; souvent, dans la Bible, “entendre” implique aussi “écouter/recevoir” selon le co-texte.
Entendre une parole/enseignement; selon contexte, écouter avec réponse (foi/obéissance).
Toujours traduire “entendre” par “obéir” sans indice; ou inversement réduire à du son quand le texte appelle à écouter et répondre.
Entendre/écouter. Dans Lc 12,3, le verbe sert à la logique du texte : ce qui est dit dans le secret sera entendu au grand jour. L’écoute devient donc publique et vérifiable, ce qui rend l’hypocrisie intenable.
ne pas écouter; endurcissement
écouter; percevoir; recevoir
ἀκούω (entendre/écouter) ≠ ὑπακούω (obéir) : l’obéissance peut être impliquée, mais seulement si le co‑texte l’indique.
entendre
Lc 12,3; Lc 12,8; Mt 17,5
G0191
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a-kou-ō (approx.)
akouō
Option A : entendre = perception auditive (ils entendent une voix/un son). Option B : entendre = écouter/recevoir (entendre au sens biblique : prêter attention, répondre). L’indice décisif : si le texte parle d’un son/voix entendu → A; si le texte commande “entendez/écoutez”, ou relie entendre à obéir/croire → B. Ne pas imposer B si le passage reste descriptif.
- Quand “entendre” est lié à “faire” ou “garder”, le mot va au-delà du son : il vise une écoute qui reçoit et répond. L’indice est un enchaînement explicite entendre → faire/obéir. - Quand “entendre” est lié à un bruit/une voix, il reste descriptif : perception auditive.
Registre parole/révélation : une parole est entendue et reçue. Souvent, dans le registre d’alliance, entendre implique réponse et fidélité.