🇬🇷

laisser — ἀφίημι — aphiēmi

Langue — NOYAU
Grec
Portion biblique
10. Jésus : les Évangiles
Versets clés (liste)

Mt 6,12; Mc 2,5; Lc 7,48; Mt 18,27

Strong (H####/G####) — NOYAU

G0863

Sens (principal)

Laisser; renvoyer; remettre/pardonner (selon contexte).

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

La pensée biblique associe souvent “laisser partir” à la libération (sortie, délivrance) et à la remise. L’AT parle d’un Dieu qui délivre et qui enlève le péché, non d’un Dieu qui ignore le mal. L’arrière-plan d’alliance donne un cadre : le pardon vise la restauration, et la remise a un coût traité par Dieu. Cela protège d’un “laisser” simplement permissif : ici, c’est une libération qui restaure. L’image dominante est celle d’un poids relâché et d’une personne rendue libre.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le grec ἀφίημι signifie d’abord “laisser, laisser partir, relâcher”. La logique est donc celle d’un geste de dessaisissement : on ne retient plus, on ne réclame plus, on ne garde plus. Dans un contexte de pardon, ce “laisser partir” s’applique à la dette/culpabilité : on renonce à l’exigence. Le mot aide aussi à distinguer deux mouvements : abandonner quelque chose (laisser) et restaurer une relation (fruit du pardon). La formulation grecque oblige à regarder l’objet : qu’est-ce qui est relâché ici ?

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

On entend facilement “laisser” comme “ne pas s’en occuper”. Dans le sens biblique, “laisser” (ἀφίημι) est un acte : relâcher une dette, libérer une charge. La clarification utile : pardonner n’est pas nier, c’est choisir de ne plus retenir contre l’autre. Cela évite aussi de confondre pardon et confiance : on peut relâcher la dette, tout en restant prudent selon la situation. Le mot sert donc à clarifier la nature concrète du pardon : une remise réelle.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Remettre une dette/faute : choisir de ne plus la retenir contre quelqu’un (pardon).

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre remise/pardon : le verbe signifie laisser, remettre, relâcher (comme une dette), et en contexte spirituel “pardonner”. Il active l’univers juridique-économique de la dette transféré au relationnel : ne plus retenir la faute. Dans Mt 6, il se situe dans la prière et la relation au Père.

Notes prédicateur (optionnel)

Mt 6 / Mt 18 : relier pardon reçu et pardon donné; insister sur la réalité de la “dette” remise par grâce.

Synonymes / proches (FR)

laisser; relâcher; renvoyer; remettre; pardonner

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Dans Mt 6,12, le co-texte parle de “dettes” et de pardon : choisir “remettre/pardonner”, pas “abandonner” au sens de quitter un lieu. Règle : si l’objet est une faute/dette → pardon; si l’objet est un filet, une barque, une foule → laisser/abandonner. Toujours vérifier l’objet direct.

Pièges lexicaux

Toujours vérifier le sens dans le passage : “laisser” (partir) ou “pardonner” (remettre). Ne pas réduire le pardon à un simple sentiment : c’est une remise réelle.

À ne pas confondre avec…

χαρίζομαι (charizomai) : pardonner/gracier en soulignant la grâce donnée ; ἀφίημι met souvent l’accent sur le fait de “relâcher/laisser la dette”

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Lc 23,34 — “pardonne-leur” (ἀφίημι) : nuance de remise/relâchement d’une dette plus que simple “sentiment”. - Indice de co-texte : prière adressée au Père + motif “ils ne savent pas” → Jésus demande une remise réelle de culpabilité, au cœur même de l’injustice. - Garde-fou : ne pas transformer le verbe en théorie générale du pardon ; ici il sert la première parole de la croix et la logique de la grâce dans Luc.

Champs sémantiques
Grâce
Sens (principal)

Laisser; renvoyer; remettre/pardonner (selon contexte).

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le grec ἀφίημι signifie d’abord “laisser, laisser partir, relâcher”. La logique est donc celle d’un geste de dessaisissement : on ne retient plus, on ne réclame plus, on ne garde plus. Dans un contexte de pardon, ce “laisser partir” s’applique à la dette/culpabilité : on renonce à l’exigence. Le mot aide aussi à distinguer deux mouvements : abandonner quelque chose (laisser) et restaurer une relation (fruit du pardon). La formulation grecque oblige à regarder l’objet : qu’est-ce qui est relâché ici ?

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

La pensée biblique associe souvent “laisser partir” à la libération (sortie, délivrance) et à la remise. L’AT parle d’un Dieu qui délivre et qui enlève le péché, non d’un Dieu qui ignore le mal. L’arrière-plan d’alliance donne un cadre : le pardon vise la restauration, et la remise a un coût traité par Dieu. Cela protège d’un “laisser” simplement permissif : ici, c’est une libération qui restaure. L’image dominante est celle d’un poids relâché et d’une personne rendue libre.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

On entend facilement “laisser” comme “ne pas s’en occuper”. Dans le sens biblique, “laisser” (ἀφίημι) est un acte : relâcher une dette, libérer une charge. La clarification utile : pardonner n’est pas nier, c’est choisir de ne plus retenir contre l’autre. Cela évite aussi de confondre pardon et confiance : on peut relâcher la dette, tout en restant prudent selon la situation. Le mot sert donc à clarifier la nature concrète du pardon : une remise réelle.

Courte description — (aide remplissage)

Verbe très fréquent : “laisser aller / renvoyer / abandonner” et, très souvent, “remettre/pardonner” (laisser la dette/la faute).

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Remettre une dette/faute : choisir de ne plus la retenir contre quelqu’un (pardon).

Pièges lexicaux

Toujours vérifier le sens dans le passage : “laisser” (partir) ou “pardonner” (remettre). Ne pas réduire le pardon à un simple sentiment : c’est une remise réelle.

Usage biblique (mini)

Pardon des péchés (remise de dette), relâchement/libération, abandonner quelque chose (selon passage).

Antonymes / contrastes (FR)

retenir; exiger; condamner; imputer

Synonymes / proches (FR)

laisser; relâcher; renvoyer; remettre; pardonner

À ne pas confondre avec…

χαρίζομαι (charizomai) : pardonner/gracier en soulignant la grâce donnée ; ἀφίημι met souvent l’accent sur le fait de “relâcher/laisser la dette”

Testament
Nouveau Testament
Catégorie (pédago)
Salut / grâce / foi
Nature
Verbe
Code ACHL
Prononciation — (aide remplissage)

a-phi-É-mi

Translit. — NOYAU

aphiēmi

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Dans Mt 6,12, le co-texte parle de “dettes” et de pardon : choisir “remettre/pardonner”, pas “abandonner” au sens de quitter un lieu. Règle : si l’objet est une faute/dette → pardon; si l’objet est un filet, une barque, une foule → laisser/abandonner. Toujours vérifier l’objet direct.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Lc 23,34 — “pardonne-leur” (ἀφίημι) : nuance de remise/relâchement d’une dette plus que simple “sentiment”. - Indice de co-texte : prière adressée au Père + motif “ils ne savent pas” → Jésus demande une remise réelle de culpabilité, au cœur même de l’injustice. - Garde-fou : ne pas transformer le verbe en théorie générale du pardon ; ici il sert la première parole de la croix et la logique de la grâce dans Luc.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre remise/pardon : le verbe signifie laisser, remettre, relâcher (comme une dette), et en contexte spirituel “pardonner”. Il active l’univers juridique-économique de la dette transféré au relationnel : ne plus retenir la faute. Dans Mt 6, il se situe dans la prière et la relation au Père.