Périr; détruire; faire périr; perdre; être perdu ou ruiné selon le co-texte.
ἀπόλλυμι (apollymi) signifie « faire périr », « périr », « détruire », « perdre ». Le verbe peut être transitif (faire périr / détruire) ou intransitif (périr). Sa logique est celle d’une disparition réelle : ce qui existe est ruiné, perdu, ou cesse d’être en état de subsister. Le garde-fou est de ne pas réduire ἀπόλλυμι à “mourir” au sens biologique seulement, ni à une simple “perte” légère. Le mot porte l’idée d’une ruine : on n’est plus dans l’intégrité d’avant. Il se distingue de verbes qui signifient seulement “mourir” comme fin de vie ; ἀπόλλυμι insiste sur la destruction/perte comme résultat. Il peut s’appliquer à des personnes, à des choses, à des biens perdus, à une situation ruinée. Comprendre ἀπόλλυμι, c’est donc retenir la gravité : périr = être perdu, détruit, ruiné. Même quand le contexte est figuré, l’image reste celle d’un effondrement : on ne “s’en sort” pas par simple ajustement. Le mot a aussi une dimension de contraste : être sauvé vs périr (être perdu). Il décrit l’issue négative, la perte totale, pas un simple dommage partiel.
L’arrière-plan biblique parle souvent de “périr” comme d’une issue réelle quand on se détourne de la voie de Dieu. Dans les Psaumes et les Proverbes, le chemin du juste mène à la vie, tandis que la voie du méchant mène à la ruine. Ce cadre éclaire ἀπόλλυμι : périr n’est pas seulement un événement final, c’est le résultat d’une trajectoire qui aboutit à une perte. La Bible utilise aussi un langage de jugement : ce qui est opposé à Dieu ne tient pas, parce que Dieu est la source de vie. Dans l’Exode et les prophètes, la ruine peut être décrite comme conséquence d’un endurcissement : l’alliance violée conduit à la destruction. Ainsi, “périr” renvoie à une réalité d’effondrement, pas à une simple sanction arbitraire. Pour un lecteur moderne, cela corrige une lecture fataliste : l’idée biblique est celle d’un chemin qui se termine en ruine, parce qu’il s’est séparé de la vie. Le contraste biblique constant est : être gardé / être perdu, être délivré / périr. ἀπόλλυμι s’inscrit dans ce langage de chemins et d’issues.
Un lecteur occidental moderne peut entendre “périr” comme un mot dramatique ou seulement comme “mourir”. ἀπόλλυμι est plus large et plus précis : il parle de perte et de ruine. La clarification est qu’il désigne une issue où l’on est “perdu” : ce qui était intact est détruit, ce qui était possédé est perdu, ce qui était en vie est ruiné. Un contresens fréquent est d’affaiblir le mot en “aller mal” ou “échouer”. ἀπόλλυμι porte une finalité : la perte est réelle, pas partielle. Un autre contresens serait de le réduire à un langage émotionnel : le mot n’exprime pas d’abord un ressenti, mais une issue. Pour un lecteur moderne, ce verbe aide à comprendre un contraste simple : sauver vs perdre. Là où l’on parle de “sauver”, ἀπόλλυμι met en face l’idée de ne pas être sauvé, donc d’être perdu. Il clarifie aussi que la Bible pense en termes d’issues : certains chemins finissent en ruine. Comprendre ἀπόλλυμι, c’est donc entendre la gravité du mot sans l’exagérer : une perte réelle, une destruction, un périr.
Verbe : faire périr / périr / détruire / perdre. Le sens exact est fixé par le co-texte (mort, ruine, perdition, perte d’une brebis, etc.).
Issue / résultat final auquel une situation ou une conduite aboutit, tel que le passage le met en lumière.
Ne pas réduire à “finir” : c’est le vocabulaire de perte/déstruction. Ne pas forcer le sens “enfer” partout : le co-texte décide (parabole vs avertissement).
Contraste fréquent : sauver vs périr; retrouver vs perdre; détruire vs garder. Sert à mesurer l’enjeu du salut.
commencement, ouverture, salut, délivrance
fin; issue; conclusion; aboutissement (selon contexte)
ὄλεθρος (ruine) : autre nuance; ici verbe polyvalent de perte/déstruction.
périr
Jn 3,16; Lc 15,4; Mt 10,28; 2 P 3,9
G0622
ἀπόλλυμι (apollumi)
apollumi — « a-pol-lou-mi » (approx.)
apollymi / apollumi
Repérer l’opposition : sauver/perdre (perte), vie/périr (mort/perdition), retrouver/perdre (parabole). Traduire ensuite “périr / être perdu / détruire”.
- Sens de base : périr / détruire / être perdu. Option A : mourir, issue physique ; Option B : être perdu/détruit, portée plus large. Indice : contraste vie/périr ou sauver/perdre (Option B) vs contexte de mort concrète (Option A). - Dans les évangiles, ἀπόλλυμι peut exprimer une perte subie ou une action de destruction. Le passage décide si le sujet “périt” ou si quelqu’un “fait périr”. - Mt 10,28 — “périr/détruire” (G622) : évoque la perte ultime (âme et corps) sous le jugement, au-delà de la mort physique. L’indice est le contraste avec ceux qui tuent le corps. - Mt 2,13 — Option A (périr = mourir) / Option B (périr = être détruit par violence) : le co-texte tranche vers B : Hérode cherche à faire périr l’enfant. - Jn 3,16 — “ne pas périr” oppose la perdition à la vie éternelle : l’enjeu est le salut et la destinée finale, pas seulement un danger immédiat.
Registre perte/jugement/salut : ce qui est détruit ou perdu vs ce qui est sauvé. Dans les paraboles (brebis), registre relationnel : perdre puis retrouver.