S’indigner; être irrité; se fâcher (contre).
ἀγγελος (angelos) signifie « messager ». Le mot désigne quelqu’un envoyé pour porter un message, un intermédiaire. Sa logique est fonctionnelle : il n’est pas défini d’abord par ce qu’il est en soi, mais par sa mission — porter une parole d’un expéditeur à un destinataire. Le garde-fou est de ne pas traduire automatiquement ἄγγελος par “ange” au sens d’être céleste dans tous les contextes. Le terme peut désigner un messager humain ou un messager céleste selon le passage. Lexicalement, l’idée centrale est l’envoi et la transmission. Comprendre ἄγγελος, c’est donc comprendre une figure de médiation : une parole traverse une distance. Le mot met en évidence l’autorité de la source : le messager parle au nom de quelqu’un. Cela implique aussi une responsabilité : un messager doit être fidèle à ce qu’il transmet. Dans la Bible, le mot devient fréquemment “ange” parce que les messagers divins sont appelés ainsi, mais c’est une spécialisation contextuelle. Le noyau reste : messager envoyé.
L’Ancien Testament connaît des messagers humains (envoyés de rois, porteurs de nouvelles) et des messagers de Dieu. Le mot hébreu “mal’akh” peut désigner les deux, ce qui éclaire parfaitement ἄγγελος : un même terme peut couvrir humain et céleste, parce que l’idée est l’envoi. La Bible est un monde de paroles adressées : Dieu envoie, les rois envoient, les communautés envoient. Le messager est donc une figure centrale de communication et d’autorité : ce qui est transmis n’est pas seulement une information, c’est souvent une parole qui engage. Les récits montrent aussi la nécessité de discerner : tous ceux qui prétendent être envoyés ne le sont pas. Ainsi, le messager authentique est celui qui porte fidèlement la parole reçue. Pour un lecteur moderne, cet arrière-plan corrige l’image de l’ange comme “petit être ailé” : bibliquement, l’idée de base est celle d’un envoyé. Le messager exprime une médiation : Dieu rend sa parole proche en envoyant. ἄγγελος, dans cet horizon, renvoie donc à une fonction de transmission, parfois humaine, parfois divine, mais toujours définie par l’envoi et la fidélité au message.
Le lecteur occidental moderne associe “ange” à l’imagerie ou à une croyance populaire. ἄγγελος signifie d’abord “messager”. La clarification est de commencer par la fonction : un envoyé, porteur de message. Un contresens fréquent est de traduire toujours par “ange” et d’oublier que le contexte peut parler d’un messager humain. Un autre contresens est d’imaginer que le mot décrit la nature (espèce) du messager. Le terme décrit surtout la mission : être envoyé. Pour un lecteur moderne, cela aide à lire les passages : la question n’est pas d’abord “à quoi ressemble-t-il ?”, mais “qui l’a envoyé et quel message porte-t-il ?”. ἄγγελος met en avant la source et la transmission. Il invite aussi à une lecture sobre : l’importance n’est pas le messager en soi, mais la parole transmise. Comprendre ἄγγελος, c’est donc comprendre une médiation : une parole traverse la distance. Cela rend le mot très concret : c’est un messager, humain ou céleste selon le contexte, dont le rôle est d’apporter une annonce fidèle.
Ici, le verbe décrit l’indignation : chez les disciples elle révèle une rivalité, tandis que chez Jésus elle exprime la protection des petits.
Dans Marc 10, le verbe décrit l’indignation, soit des disciples (rivalité), soit de Jésus (protéger l’accès des enfants à lui).
Mettre tout sur le même plan : l’indignation n’a pas la même valeur selon l’objet et le sujet.
Décrit des réactions émotionnelles fortes; peut révéler jalousie ou compassion/justice.
s’indigner; s’irriter
s’indigner
Mc 10,14; Mc 10,41
G0023
aganakteō — « a-ga-nak-té-ô » (approx.)
aganakteō
Identifier la cause : injustice faite à un “petit” ou jalousie/ego. Dans Marc 10, c’est l’indignation des disciples (mauvaise réaction) et celle de Jésus (juste réaction). Règle : repérer qui s’indigne et pourquoi.
Mc 10 : indignation = révélateur de rivalité chez les disciples / justice chez Jésus.
Registre émotion/justice : réaction forte face à une situation jugée inacceptable. Dans Marc, sert à révéler le cœur (compétition) ou la justice de Jésus (protéger les petits).