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mettre en croix — σταυρόω — stauroō

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
🧩Mt 27,15–26 — Barabbas libéré : Jésus condamné🧩Mt 27,27–31 — Jésus tourné en dérision par les soldats🧩Mt 27,45–56 — Mort de Jésus : voile déchiré et confession du centenier🧩Mt 27,57–61 — Sépulture de Jésus🧩Mt 27,32–44 — Crucifixion : « Il a sauvé les autres »🧩Mt 27,62–66 — Garde au tombeau🧩Mc 6,14–29 — Hérode et la mort de Jean-Baptiste🧩Mc 8,31–33 — Annonce de la passion ; « arrière de moi, Satan »🧩Mc 8,31–38 — Annonce de la passion; porter sa croix🧩Mc 9,30–32 — Deuxième annonce de la passion🧩Mc 10,32–34 — Troisième annonce de la passion🧩Mc 10,35–45 — Demande de Jacques et Jean ; grandeur par le service🧩Mc 14,32–42 — Gethsémané : prière et veille🧩Mc 14,53–65 — Procès devant le sanhédrin🧩Mc 14,43–52 — Arrestation de Jésus🧩Mc 15,16–20 — Jésus moqué par les soldats🧩Mc 15,21–32 — Crucifixion : Jésus mis à mort🧩Mc 15,6–15 — Barabbas libéré ; Jésus condamné🧩Lc 9,21–22 — Annonce de la passion🧩Lc 23,32–38 — Crucifixion : « Roi des Juifs »🧩Lc 23,26–31 — Sur le chemin de la croix : Simon de Cyrène🧩Jn 19,1–7 — Flagellation, couronne d’épines, « Voici l’homme »🧩Mt 20,17–28 — Troisième annonce de la passion; le plus grand est serviteur; rançon🧩Mt 26,1–5 — Complot pour faire mourir Jésus🧩Mt 28,1–10 — Résurrection : l’ange, les femmes, et la joie🧩Lc 24,12–24 — Tombeau constaté; route d’Emmaüs : récit de la déception🧩Lc 23,13–25 — Barabbas libéré, Jésus condamné🧩Lc 24,41–45 — Jésus mange devant eux; ouvre l’intelligence aux Écritures
Sens (principal)

crucifier

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

σταυρόω signifie mettre en croix, crucifier. Dans Mt 27,22–26 et Mt 20,19, le verbe sert à nommer l’issue judiciaire : décision → remise → exécution; il rend la passion concrète et irréversible. Le terme fonctionne comme sommet d’une chaîne : accusation, condamnation, puis acte d’exécution. Logiquement, il met en relief l’injustice : le Juste est crucifié, ce qui fait éclater le contraste entre verdict humain et dessein de Dieu. Dans la prédication apostolique, σταυρόω devient aussi un repère : la croix n’est pas un accident, c’est l’événement central par lequel Dieu sauve. Le verbe fixe donc le fait historique qui porte la théologie.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

En arrière-plan, on retrouve la logique des sacrifices et du juste souffrant : l’innocent porte, le sang scelle, et Dieu pourvoit un salut que l’humain ne peut produire. La pensée biblique voit la mort injuste comme une gravité morale, mais elle connaît aussi l’espérance : Dieu retourne le mal et délivre. La croix, même si elle est romaine, devient le lieu où l’alliance et le pardon sont proclamés : une vie donnée pour beaucoup. Cela rejoint aussi les thèmes de malédiction et de bénédiction, et la promesse que Dieu enlève la honte. Le mot “crucifier” prend alors une profondeur : c’est le point où le jugement du péché et la miséricorde se rencontrent. Il montre un salut accompli dans l’histoire, pas dans l’abstrait.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Nous risquons de “spiritualiser” la croix au point d’oublier l’horreur réelle, ou de réduire la croix à un symbole décoratif. Le NT parle d’un acte violent et injuste, assumé par Jésus dans l’obéissance, pour sauver. Il faut aussi éviter de lire la croix seulement comme un exemple moral : elle est d’abord un acte de salut (substitution, pardon, victoire). Le verbe rappelle que le salut chrétien n’est pas une théorie : il passe par un événement. La clarification utile : la croix révèle simultanément la gravité du péché humain et l’amour de Dieu qui va jusqu’au bout.

Courte description — (aide remplissage)

Crucifier Jésus : acte d’injustice humaine, mais aussi accomplissement du plan de Dieu pour le salut. (Mt 27)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Matthieu, “crucifier” est le sommet du rejet de Jésus, mais aussi le lieu où Dieu accomplit la rédemption. Le verbe porte donc une tension : injustice humaine réelle et dessein de salut. Il conduit à la croix comme centre de l’Évangile.

Pièges lexicaux

Ne pas parler de la croix comme d’une idée abstraite : c’est une exécution réelle. Éviter tout discours accusateur envers un peuple : le récit montre un contexte historique complexe. Centrer sur Jésus et le salut accompli.

Usage biblique (mini)

Terme historique (exécution romaine) et théologique (mort du Messie). Souligne le coût réel et l’accomplissement des Écritures.

Antonymes / contrastes (FR)

libérer, acquitter (dans le récit)

Synonymes / proches (FR)

mettre en croix

À ne pas confondre avec…

σταυρός — croix (nom) ; ἀποκτείνω — tuer (verbe général)

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Nature
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

mettre en croix

Versets clés (liste)

Mt 27,22–26 ; Mt 20,19 ; Ga 3,1

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G4717

Lemme / racine (optionnel)

Dérivé de stauros (croix) : “mettre en croix” (voir lueur.org).

Prononciation — (aide remplissage)

sta-ou-ro-o

Translit. — NOYAU

stauroō

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Dans Mt 27, le co-texte est très concret : décision de Pilate, livraison aux soldats, moqueries, puis mise à mort. Le verbe ne signifie pas “souffrir” en général, mais “crucifier” (action précise). Dans un usage théologique ultérieur, on garde l’ancrage : la croix n’est pas une métaphore vague. Règle : suivre la chaîne procès → condamnation → exécution pour fixer le sens du verbe.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mt 27,35 — “crucifier” (G4717) : exécuter par mise en croix, humiliation publique romaine. L’indice est le partage des vêtements et l’inscription. - Mt 20,19 — Option A (crucifier = accident historique) / Option B (crucifier = accomplissement annoncé par Jésus) : le co-texte tranche vers B : Jésus prédit sa crucifixion dans sa montée à Jérusalem.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre exécution/juridique : le mot décrit une peine capitale romaine appliquée à un condamné, dans un contexte de procès et de sentence. Dans les Évangiles, il est aussi au centre du registre “souffrances du Messie” (mort réelle, publique). Il relie donc histoire (supplice) et accomplissement (mort du Christ).

⚙︎ Péricopes (miroir technique)
🧩Mt 26,1–5 — Complot pour faire mourir Jésus🧩Mt 27,27–31 — Jésus tourné en dérision par les soldats🧩Mt 20,17–28 — Troisième annonce de la passion; le plus grand est serviteur; rançon🧩Mt 27,32–44 — Crucifixion : « Il a sauvé les autres »🧩Mt 28,1–10 — Résurrection : l’ange, les femmes, et la joie🧩Mt 27,15–26 — Barabbas libéré : Jésus condamné🧩Mc 15,21–32 — Crucifixion : Jésus mis à mort🧩Mc 15,6–15 — Barabbas libéré ; Jésus condamné🧩Mc 15,16–20 — Jésus moqué par les soldats🧩Mc 16,1–8 — Résurrection : le tombeau vide🧩Lc 23,32–38 — Crucifixion : « Roi des Juifs »🧩Lc 24,12–24 — Tombeau constaté; route d’Emmaüs : récit de la déception🧩Lc 23,13–25 — Barabbas libéré, Jésus condamné🧩Jn 19,1–7 — Flagellation, couronne d’épines, « Voici l’homme »🧩Jn 19,17–24 — Crucifixion : partage des vêtements🧩Jn 19,8–16 — « Voici votre roi »🧩1 Co 1,10–17 — Divisions : un seul nom, une seule croix🧩1 Co 1,18–25 — Parole de la croix : folie aux hommes, puissance de Dieu🧩1 Co 2,1–5 — Paul prêche Jésus le Messie crucifié, avec simplicité🧩1 Co 2,6–10 — Sagesse de Dieu révélée : ce que l’œil n’a point vu🧩1 Co 8,1–6 — Connaissance et amour : ne point scandaliser🧩1 Co 15,1–11 — Évangile reçu : mort, ensevelissement, résurrection🧩2 Co 13,1–4 — Avertissement : troisième visite, témoignages, discipline🧩Ga 3,1–5 — Commencé par l’Esprit : recevoir par la foi🧩Ga 5,16–26 — Marcher par l’Esprit : œuvres de la chair vs fruit