On réquisitionne Simon de Cyrène pour porter la croix. Jésus est crucifié au Golgotha; on se partage ses vêtements et on place l’inscription : « Roi des Juifs ». Deux brigands sont crucifiés avec lui; les passants et les chefs se moquent, lui demandant de descendre de la croix. Jésus demeure cloué, accomplissant les Écritures.
- Ils réquisitionnent Simon de Cyrène, père d’Alexandre et de Rufus, pour porter la croix de Jésus. - Ils conduisent Jésus au lieu appelé Golgotha (lieu du crâne). - Ils lui donnent du vin mêlé de myrrhe; il ne le prend pas. - Ils le crucifient et se partagent ses vêtements en tirant au sort. - C’était la troisième heure quand ils le crucifièrent (selon le récit). - L’inscription du motif : « Le roi des Juifs ». - Deux brigands sont crucifiés avec lui, l’un à droite, l’autre à gauche. - Les passants l’injurient, hochant la tête, disant : toi qui détruis le temple… sauve-toi toi-même, descends de la croix. - Les principaux sacrificateurs et scribes se moquent : il a sauvé les autres, il ne peut se sauver lui-même; que le Christ descende maintenant. - Même ceux crucifiés avec lui l’insultent (selon la narration).
Raconter la mise à mort du Messie et l’ironie tragique : sa royauté s’exprime dans le don de sa vie, non dans une démonstration de puissance.
- Pourquoi Simon de Cyrène porte la croix ? → Jésus est trop affaibli; le récit souligne la réalité physique de la passion. - Pourquoi « numéroté avec les malfaiteurs » ? → Jésus est traité comme criminel; sa mort est publique et infamante. - Pourquoi les chefs demandent qu’il descende ? → Ils veulent un signe conforme à leurs attentes, refusant le messianisme de la croix.
Le monde rejette le Messie et interprète la croix comme échec. Le problème est l’incrédulité moqueuse qui demande un signe conforme à ses attentes. Le passage montre Jésus crucifié, portant la honte et la condamnation, tandis que les titres « roi » et « Christ » sont proclamés ironiquement mais vrais.
Le Messie souffre pour les pécheurs : Jésus est crucifié, portant la honte et accomplissant le salut par le sacrifice.
Ps 22,7–9.19; Es 53,5–6; Mt 27,32–44; Lu 23,26–43; 1 Pi 2,24
- Mépris : passants « l’injuriaient » et secouaient la tête. - Moquerie : chefs et crucifiés se raillent (attitude).
Avant : moqueries des soldats. Après : ténèbres et mort de Jésus (Mc 15,33–41), puis sépulture.
- Répétition : se moquer / injurier (rejet). - Répétition : « sauve » (défi). - Contraste : sauver les autres / ne pas se sauver lui-même (ironie). - Répétition : roi/Christ (titres). - Motif : droite/gauche (deux brigands). - Détail : vêtements tirés au sort (humiliation). - Écho : temple (accusation/ridicule).
- « Golgotha » : lieu de l’exécution. - « croix » : instrument de mise à mort, lieu du salut. - « roi des Juifs » : titre affiché au-dessus de Jésus. - « sauver » : défi humain, mais salut accompli autrement. - « se partager les vêtements » : signe de dépouillement total. - « moquerie » : rejet public du Messie.
- Réduire la crucifixion à un échec : Marc la présente comme l’accomplissement du chemin annoncé par Jésus. - Lire les moqueries comme preuve que Dieu abandonne : elles manifestent l’incompréhension et l’hostilité humaines. - Oublier le titre au-dessus de la croix : « roi des Juifs » cadre toute la scène.
La tension est le paradoxe : on exige qu’il se sauve pour prouver qu’il est le Christ, mais précisément en ne se sauvant pas il accomplit le salut. La visée est de montrer Jésus comme Roi rejeté, humilié et crucifié, accomplissant la mission messianique au milieu de l’opprobre.
Réquisition de Simon → arrivée à Golgotha → offre de vin (refus) → crucifixion + partage des vêtements → inscription « roi des Juifs » → crucifixion avec deux brigands → moqueries des passants → moqueries des chefs → insultes des crucifiés.
Golgotha
Mc 15,21–32